mardi 1 novembre 2011

Soutenance de thèse

J'ai le plaisir de vous inviter à ma soutenance de thèse intitulée :

Architecture et lieux de pouvoir en Bretagne,
18/20e siècle

le 25 novembre 2011 à 9h30
salle des thèses
7e étage du bâtiment de la Présidence (face au métro Villejean-Université).

Le jury sera composé de :
  • Jean-Yves Andrieux, professeur d'histoire de l'art contemporain à l'Université de Paris-Sorbonne Paris IV et directeur de la thèse
  • Claude Massu, professeur d'histoire de l'architecture contemporaine à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne
  • Daniel Le Couédic, architecte DPLG, professeur en aménagement de l'espace et en urbanisme, directeur de l'Institut de Géoarchitecture, Université de Bretagne Occidentale
  • Patrick Cabanel, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Toulouse II-Le Mirail.
Vous êtes cordialement invités au cocktail qui suivra.

Résumé

L’idéologie républicaine s’est largement emparée de la signification hautement symbolique de l’architecture municipale. Comme pour l’école, elle a contribué à lui donner l’image de l’État, c’est-à-dire démocratique et égalitaire. Pourtant, un rapide constat montre qu’à l’échelle du territoire national, l’emprise républicaine sur l’architecture régionale s’est faite avec plus ou moins de succès, selon que l’on se situe près des grands centres de rayonnement culturels et des foyers politiques actifs. En Bretagne, l’ancrage de la République dans les mentalités recouvre des luttes sous-jacentes qui conditionnent directement la commande publique : de l’enclos paroissial à la mairie-école républicaine, c’est finalement sur le mariage de raison entre la société civile (la commune) et la communauté villageoise (la paroisse) qui se construisent les items du pouvoir.

Cette thèse a pour objectif, non pas de démontrer la pertinence d’une architecture républicaine, mais plus largement de revenir sur la constitution d’un socle commun de représentations du pouvoir, de l’État en général, et du local en particulier. A partir de l’image puissante qu’elle dégage, l’architecture du pouvoir pose de fait la question de son identité : ce travail offre, du XVIIIe siècle aux années quatre-vingt, de dépasser l’approche purement structuraliste communément admise pour ce type d’analyse, et d’entreprendre, sur la base d’une observation méthodique des sources d’archives, d’enquêtes sur le terrain, du croisement des parcours d’architectes, une relecture de la sémantique architecturale régionale.

Abstract

The republican ideology widely seized the highly symbolic meaning of the municipal architecture. As for the school, it contributed to give her the image of the State, which is democratic and equalitarian. Nevertheless, a fast report shows that on the scale of the national territory, the republican influence on the regional architecture was made with more or less of success, as we are situated near big cultural centers and active political homes. In Brittany, the anchoring of the Republic in the mentalities recovers underlying fights which condition directly the state commission: from the parochial enclosure into the republican city hall-school, it is finally on the marriage of convenience enter the civil society (the municipality) and the rustic community (the parish) which build themselves the items of the power.

This thesis has for objective, not to demonstrate the relevance of republican architecture, but more widely to return on the constitution of a common base of representations of the power, the State generally, and the premises in particular. From the powerful image which it loosens, the architecture of the power asks actually the question of its identity: this work offers, from the eighteenth to the 80’s, to exceed the purely structuralist approach collectively admitted for this kind of analysis, and to undertake, on the basis of a methodical observation of the springs of archives, inquiries on the ground, the crossing of architects' routes, a second reading of semantics regional architectural.

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