A l'occasion du programme 2010 de conférences de la Société Historique et Archéologique d'Ille-et-Vilaine, je vous propose le mardi 9 novembre prochain une communication autour de l'architecture municipale en Ille-et-Vilaine, du Second Empire à la Première Guerre Mondiale.
> mardi 9 novembre 2010, à 14h30, auditorium du musée des Beaux-arts, 20 quai Emile Zola, à Rennes
Résumé de la communication

Traditionnellement, lorsqu’on aborde la question de la culture républicaine dans ses dimensions artistiques et symboliques, on se borne à brosser une vision triomphaliste et prosélytiste, des édiles d’une part, des architectes d’autre part, sans mettre à jour le socle sur lequel s’est construit tout en ensemble d’images et de références qui nous sont aujourd’hui communes. Sans remettre en cause de manière fondamentale les composants de ce patrimoine républicain, c’est sur le plan de la construction et de l’épanouissement des images de la République dans l’Art, et particulièrement en architecture, que nous souhaitons inscrire les principales réalisations du département.
Les architectes ont-ils cherché à exalter la République ? A quelles préoccupations répond l’architecture des mairies ?
On sous-tend dès le départ que l’architecture civile, considérée à son échelon le plus local, recouvre un message politique et idéologique fort, conçu comme une propagande au service du pouvoir. C’est ce que nous tenterons de vérifier, en débutant cette rétrospective, dans le département d’Ille-et-Vilaine, par la grande enquête communale du préfet Féart, en 1860, et en la poursuivant jusqu’à la Première Guerre Mondiale. Et de confirmer si, comme l’affirmait Maurice Agulhon : « La mairie est républicaine, par définition, puisque la France elle-même l’est depuis le 4 septembre 1870, et que les mairies sont les sièges les plus nombreux de fonctionnement de nos institutions ».
Cf. Agulhon Maurice, « La Mairie, Liberté, Egalité, Fraternité », in Pierre Nora (dir.), Les lieux de mémoire, t.1, La République, Paris, Gallimard, 1984, p.168. En illustration, projet de mairie et école pour la commune d'Epiniac, vers 1858, par Hippolyte Béziers-Lafosse, AD.35/EADM/Epiniac/22.
Les architectes ont-ils cherché à exalter la République ? A quelles préoccupations répond l’architecture des mairies ?
On sous-tend dès le départ que l’architecture civile, considérée à son échelon le plus local, recouvre un message politique et idéologique fort, conçu comme une propagande au service du pouvoir. C’est ce que nous tenterons de vérifier, en débutant cette rétrospective, dans le département d’Ille-et-Vilaine, par la grande enquête communale du préfet Féart, en 1860, et en la poursuivant jusqu’à la Première Guerre Mondiale. Et de confirmer si, comme l’affirmait Maurice Agulhon : « La mairie est républicaine, par définition, puisque la France elle-même l’est depuis le 4 septembre 1870, et que les mairies sont les sièges les plus nombreux de fonctionnement de nos institutions ».
Cf. Agulhon Maurice, « La Mairie, Liberté, Egalité, Fraternité », in Pierre Nora (dir.), Les lieux de mémoire, t.1, La République, Paris, Gallimard, 1984, p.168. En illustration, projet de mairie et école pour la commune d'Epiniac, vers 1858, par Hippolyte Béziers-Lafosse, AD.35/EADM/Epiniac/22.

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